17.05.2008
Trois heures et demie : le temps du lien renoué
Après le tremblement de terre intervenu en Chine, dans la province du Sichuan, je pense d’abord aux victimes ; morts, disparus, blessés, survivants. On parle désormais de 80.000 victimes ; une ville préfecture, Beichuan, qui comptait 30 000 habitants, a tout simplement sombrée.
Une telle catastrophe crée beaucoup, vraiment beaucoup d’orphelins et de parents sans descendant. La philosophie chinoise enseigne le caractère éphémère de l’existence ; c'est cette communauté de sort, de « fragilité » qui unit les êtres humains dans une compréhension humble, profonde et sans parole. La culture chinoise enseigne aussi la force d'esprit qui peut ressortir de cette fragilité.
Hier, trois charters ont effectué une liaison directe entre Taïwan et le Sichuan ; ils y ont livré vivres et équipements de sauvetage et ont permis d’évacuer des touristes et résidants taïwanais victimes de la catastrophe. Trois heures et demie de vol, sans escale, depuis Taipei jusqu'à Chongqing et Chengdu. Trois heures et demie après soixante années ou presque d’un divorce fratricide : c'est une première depuis 1949, année où l'île de Taïwan s’est séparée du continent chinois suite à la guerre civile. Je souhaite saluer et encourager, à la mesure de ce blog, ce lien renoué.
Et qui sait si tous ceux qui, sincèrement, ont à cœur de créer des liens de dialogue et de compréhension envers la Chine, cet immense « continent d’esprit » n'y trouveront pas l’occasion d’un exemple.
00:38 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, taïwan
13.05.2008
Silence Cieux
Faut-il penser que l’Occident est la civilisation de la mise à distance – ou de la mise en mots, ce qui n’est sans doute pas si différent ? C’est ce que semble suggérer le compositeur, poète et plasticien américain John CAGE dont une très belle citation ouvre le chapitre « Sagesses orientales » de l’exposition Traces du sacré (du 7 mai au 11 août, au Centre Pompidou) :
Lorsque j’ai découvert l’Inde, ce que je disais s’est mis à changer. Et quand j’ai découvert la Chine et le Japon, j’ai changé le fait même de dire quelque chose : je n’ai plus rien dit. Silence : puisque tout communique déjà, pourquoi vouloir communiquer ?Un peu de la musique de John Cage ici et ici aussi. Et puis, pour un disque d’exception : ici !
01:38 Publié dans Exposition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sagesses orientales, john cage, silence, exposition, sacré
08.05.2008
En hommage à Lola
— « Qui peut me dire quelles sont les qualités de la cacahouète ? » demanda Père. […]. Père poursuit : « C’est pour cette raison que vous devez prendre exemple sur cette arachide » […].
Nous avons discuté jusque tard le soir. Et alors qu’il n’y avait plus de cacahouètes, les mots de Père restaient gravés dans mon cœur.
Qu'a bien pu dire ce sage Père ? Et qu'est-ce que la cacahouète pourrait avoir à nous apprendre ? Pour le savoir, je vous invite à lire ici l'intégralité d'une courte et édifiante histoire écrite par l'auteur chinois XU Dishan.
(ci-dessus, photo tirée du Koehler's Medicinal-Plants, 1887 - trouvée sur wikipédia, article "Arachide")
02:30 Publié dans Lettres & Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : xu dishan, nouvelle, littérature
07.05.2008
Retour de Salon
De retour du Pouliguen, nous sommes heureux.
Chun-Liang (éditeur de HongFei), Sam (illustrateur de Yllavu) et moi-même avons passé trois belles journées au "Salon de l'Autre Edition" de la souriante ville du Pouliguen. Les visiteurs, fidèles aux livres et au soleil du front de mer, ont réservé un beau succès à nos cinq premiers albums jeunesse. Surtout, ce salon (le premier du genre pour nous qui venons de créer notre maison d'édition) a été l'occasion de belles rencontres avec des lecteurs, des auteurs, des éditeurs, des bibliothécaires, des amateurs éclairés... bref, avec tout un monde très sympathique.
Un grand merci à Frédérique MANIN qui, cette année, a très essentiellement organisé ce salon. Un coup de chapeau à tout ceux qui l'ont assisté ou soutenu et à qui nous devons un séjour agréable et des moments savoureux. Et une pensée cordiale à sa famille si chaleureuse...
Allez jeter un coup d'oeil à l'album photo consacré au salon (en haut à droite).
00:35 Publié dans Actualité HongFei Cultures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pouliguen, salon du livre
30.04.2008
HongFei invité au Salon du Pouliguen
Les éditions HongFei Cultures sont invitées au SALON DU POULIGUEN (Loire-Atlantique)
du 2 au 4 mai - 6e édition - salon organisé par l'association "Le Sel des mots".
Salle Ravache, place de la Duchesse Anne.
Vendredi 2 mai de 11h à 19h,
Samedi et dimanche de 10h à 19h.
Entré Libre
les 3 et 4 mai, Samuel RIBEYRON, illustrateur de Yllavu (oct. 2007, éd. HongFei Cultures), sera en dédicace sur le stand de HongFei Cultures.
Samuel dédicacera également 38 perroquets (avril 2006, éd. Points de suspension) sur le stand de la librairie L'Esprit Large.
De très bons moments en perspective !
00:34 Publié dans Actualité HongFei Cultures | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : album, jeunesse, salon, livres, pouliguen, samuel ribeyron
29.04.2008
Du nouveau sur le site de HongFei
Dans une histoire racontée par l'auteur, un père fait l'éloge de l'arachide et enseigne à ses enfants la sagesse d'une vie riche à l'intérieur et sobre à l'extérieur... (lire la suite)
01:46 Publié dans Le site de HongFei | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : xu dishan, écrivain
Des enchantements du monde
Les démons sont-ils des créatures de l'imagination ou l'imagination est-elle créature des démons ?
De l'avis d'un ami chinois, il n'y a pas de démon plus diabolique qu'un cœur qui cesse d'être émerveillé.
Selon lui, les cœurs qui savent peupler le monde d'esprits nous surprennent parfois, nous enseignent toujours.
01:04 Publié dans Lettres & Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : démon, chine, imagination
25.04.2008
Avril 1948, la France...
ZAO Wou-Ki, tout juste arrivé de Chine, découvre Paris le 1er jour d'avril 1948. L'après-midi même, il est au Louvre. Et bientôt, carnets de voyages en mains, il parcourt la France, puis l'Italie et l'Espagne à partir de 1951.
En 2006, les éditions Albin Michel nous ont donné à voir les carnets du peintre de 1948 à 1952, dans une sélection assez large (Carnets de voyages). 1948 n’y tient qu’une place très étroite mais cette année ouvre un long voyage : depuis 60 ans, ZAO Wou-Ki vit et travaille en France.
De ZAO Wou-Ki, son ami, Claude ROY a écrit : « Il est de deux pays ? D’aucun ? Il en invente donc un (au sens de le découvrir) où chacun peut vivre. Rendez-vous ici. Entrons dans la vue de ZA0 Wou-Ki. »
Venir d'ailleurs, ici, en France, et inventer un pays... comme on invente un trésor!
(ci-dessus, l'écriture de ZAO Wou-Ki et une des premières pages du carnets de 1948)
21:16 Publié dans Lettres & Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : zao wou-ki, 1948, france, paris, peintre, peinture, chinois














