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03/02/2011

Bonne et Heureuse année du LAPIN

3 février nouvel an chinois
 
nos LAPINS vous souhaitent...
1 2
de croquer la vie à pleines dents en compagnie de vrais amis
qui sauront vous donner de l'amour
et comprendre vos rêves
3
4
 
illustrations ci-dessus - 1 Géraldine Alibeu La Bête et les petits poissons qui se ressemblent beaucoup, 2 Sophie Roze Mais où est donc le lapin ?, 3 Selma Mandine Pince-coeur, 4 Thomas Nys Lunes de Chine
 
 
Le lapin ou lièvre 兔 (), a bien des qualités : il est doux, sociable, raffiné. Il se murmure aussi qu’il préfère le recueillement de la lecture à l’agitation du monde.
 
Les éditions HongFei Cultures vous adressent leurs meilleurs voeux pour une merveilleuse année du lapin et de grands plaisirs de lecture.

31/01/2011

Bientôt le Nouvel An Chinois

lapintigre3.jpg

A quelques jours du Nouvel An Chinois, nous pouvons bien le dire, le Lapin talonne le Tigre et bientôt...

Le 3 février 2010, entrez dans l'année du LAPIN

26/02/2010

Ton pinceau se pose, ...

落 筆 驚 風 雨

詩 成 泣 鬼 神

 

ton pinceau se  pose, provoque  vent et pluie

ton poème  achevé, dieux et diables pleurent

TU FU, dieux et diables pleurent, trad. CHENG Wing Fun et Hervé COLLET,                     éd. Moundarren, 1987

   

01/01/2009

Les pierres

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Autour de la pierre, on trouve plusieurs histoires à raconter en Chine.

En effet, après la création du monde, celui-ci a failli retomber dans le chaos à cause de la guerre entre le dieu de l'eau (Gonggong) et le dieu du feu (Zhurong). Le dieu de l'eau, vexé par sa défaite, se précipite contre le mont Buzhou, l'un des piliers soutenant le ciel. Ce qui devrait arriver arriva : l'eau de la rivière céleste s'est déversée sur la terre ; c'est le déluge.

A la place de Noé et son arche, c'est la déesse Nuwa qui intervient : elle replace le ciel sur les pattes d'une tortue après avoir colmaté la brèche du ciel en faisant fondre des pierres de cinq couleurs.

Ce récit mythologique qui fait partie de la genèse chinoise a inspiré bien des conteurs et écrivains. Le plus célèbre d'entre eux est probablement Cao Xueqin, auteur du roman "Le rêve dans le pavillon rouge" paru au 18e siècle sous la dynastie des Qing. Selon lui, pour colmater la brèche du ciel, Nuwa avait façonné trente six mille cinq cent et une pierres nécessaires à sa besogne. Finalement, trente six mille cinq cents pierres lui ont suffi. Ce n'est pas facile à vivre pour la dernière qui reste désœuvrée ! Créée pour un grand destin sans pouvoir l'accomplir, elle s'est incarnée en un jeune homme menant une existence de dandy incompris dans la foire aux vanités de ce bas monde qui n'est pas à la hauteur de ses aspirations.

Ainsi commence l'une des histoires les plus saisissantes et édifiantes que la Chine ait produites.

» lire aussi Anthologie des mythes et légendes de la Chine ancienne, Rémi Mathieu, Gallimard 1989

» lire la fiche détaillée de l'album "Pi, Po, Pierrot"

18:57 Publié dans cabinet chinois | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pi, po, pierrot |  Facebook

01/12/2008

La magie des herbes

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Les herbes sont utilisées pour guérir les patients de maladies diverses en Chine depuis l'antiquité. Soigneusement répertoriées depuis la dynastie des Han il y a deux mille ans, elles constituent la part essentielle de la médecine chinoise traditionnelle.
 
Plus précisément, c'est l'art de combiner les herbes pour en faire un remède qui permet au patient de tirer bénéfice de son usage et voir rétablie sa santé.
 
En effet, à la différence de la médecine occidentale, l'équilibre de l'ensemble des ingrédients y est considéré comme plus important que les effets des ingrédients séparés. Le praticien conçoit habituellement un remède en utilisant un ou deux ingrédients principaux qui traitent la maladie. Puis il ajoute d'autres ingrédients pour ajuster la formule aux conditions yin / yang du patient. Parfois, des ingrédients sont nécessaires pour annuler la toxicité ou les effets secondaires des principaux ingrédients. Certaines herbes requièrent aussi l'utilisation d'autre ingrédients qui agiront à la manière d’un catalyseur sans lequel l'infusion est inefficace.
 
Les dernières étapes exigent une grande expérience et de beaucoup de connaissances, et font la différence entre le bon herboriste et l'amateur.

(Cet article est rédigé d'après une présentation de l'herbologie chinoise sur le site du Wikipedia.)

» lire la fiche détaillée de l'album "Pi, Po, Pierrot"

19:07 Publié dans cabinet chinois | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pi, po, pierrot |  Facebook

01/11/2008

Les mûres

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La mûre est le nom donné aux fruits issus de deux plantes distinctes : le mûrier et la ronce commune (appelée également le mûrier sauvage).  C'est exclusivement la mûre de ronce qui est utilisée pour la confection de sirops, confitures, sorbets et aromatisation de yaourt.
 
On trouve ces deux plantes en Chine. Toutefois, en termes de présence dans la littérature, c'est le mûrier qui devance de loin son congénère. A croire que les Chinois sont moins friands de friandises que les Européens...
 
Les Chinois trouvent plusieurs utilités au mûrier. Comme ingrédients médicinaux, on utilise ses fruits, ses feuilles et son écorce près de la racine. Pour fabriquer du papier, on utilise l'écorce du mûrier à papier, laquelle est riche en fibres résistantes. Mais le mûrier est surtout cultivé en Chine pour ses feuilles qui nourrissent les vers à soie.

» lire la fiche détaillée de l'album "Mûres mûres"

01/10/2008

Le cœur et le pouls

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En France, lorsqu'on va chez le médecin, on se fait généralement ausculter le thorax, une méthode de diagnostic médical mise au point par René Laennec en 1816. Avec un stéthoscope, le docteur écoute attentivement divers bruits produits par les organes, notamment celui émis par le cœur. Il décèle ainsi des dysfonctionnements - ou vérifie le bon fonctionnement - de notre corps.
 
En Chine, avant l'époque moderne, les médecins n'avaient pas de stéthoscope, mais ils pratiquaient leur profession d'une manière tout aussi brillante : ils prenaient le pouls du patient.
 
Concrètement, pour effectuer une prise de pouls, on appuie, avec les doigts et à travers la peau, une artère contre un os (très souvent près du poignet). La pulpe des doigts permet alors de sentir les gonflements de l'artère résultant de l'augmentation de la pression artérielle due aux contractions du cœur.
 
Le pouls est un excellent indicateur de l'état de santé de notre corps : le cœur bat-il à un rythme normal ? La pression artérielle est-elle trop forte ou trop faible ?... Mieux encore, le diagnostic par le pouls était fort pratique à une époque où l'on portait un habillement traditionnel : le patient ou la patiente pouvait rester couché(e) sur son lit et se contenter de tendre un bras vers le médecin, la manche retroussée.
 
 
» lire la fiche détaillée de l'album "Pince-coeur"

01/08/2008

Aigle de papier

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En Chine, un cerf-volant se dit fengzheng 風箏, littéralement "cithare au vent". Ce mot est composé des deux caractères feng (le vent) et zheng (le cithare).
 
En effet, à la fin de la dynastie des Tang (618-907), un Chinois ingénieux a eu l'idée d'attacher un sifflet à la queue d'un cerf-volant. Imaginez les virevoltes du son dans les airs... Depuis lors, le nom "cithare au vent" est resté, même si l'on n'y attache plus systématiquement un instrument sonore.
 
Mais, bien avant la dynastie des Tang, le cerf-volant était déjà connu des Chinois qui en ont été probablement les inventeurs au Ve siècle avant l'ère chrétienne. Logiquement, il ne portait pas le nom de fengzheng. On l'appelait alors zhiyao 紙鷂 (busard de papier) ou encore zhiyuan 紙鳶 (milan de papier). En un mot, c'était un "aigle de papier" que les Chinois faisaient voler au bout d'un fil.
 
En fait, les cerfs ne volent pas dans le ciel en Chine... pas plus qu'en France d'ailleurs ! D'après le dictionnaire de l'Académie française, le mot « cerf-volant » viendrait de serpe volante, mot d'origine méridionale signifiant « serpent volant » !


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01/06/2008

Ombres d'une peinture

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Les murs des habitations et des jardins chinois sont simples d'apparence. Dans la ville impériale de Pékin, ils sont peints en gris, tandis que dans les villes et villages au sud du fleuve Yangtze, ils sont blancs.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, ces surfaces lisses et discrètes sont loin d'être inertes. Tout d'abord, les lettrés chinois avaient le goût du « graffiti » : lorsqu'ils étaient inspirés, ils inscrivaient des poèmes improvisés sur les murs de tel monastère ou de tel autre temple. Certains murs sont ainsi devenus de véritables lieux de pèlerinage du fait des traces de grands poètes.

Plus souvent encore, le mur reste immaculé pour mieux recevoir les ombres d'un arbre planté à côté de là, dont le feuillage vibre dans le vent, sous le soleil ou au clair de lune. Contemplées à travers une fenêtre devant le mur, ces ombres mouvantes dessinent une « peinture de l'instant poétique ».

C'est ainsi qu'une peinture éphémère des ombres du VIIIe siècle est devenue immortelle, grâce à l'art du poète YUAN Zhen 元稹 de la dynastie des Tang. Dans son histoire merveilleuse « La vie de Yingying » 鶯鶯傳 (devenue une pièce de théâtre intitulée « Histoire du pavillon de l'Ouest » 西廂記 au XIIIe siècle), la belle Yingying 崔鶯鶯 a composé un poème à l'adresse du héros ZHANG Sheng 張生:
 
待月西廂下,
迎風戶半開。
拂牆花影動,
疑是玉人來。

Dans le pavillon de l'Ouest, le lever de la lune se fait attendre, 
Les volets de la porte entr'ouverts, laissant entrer la brise. 
Effleurant le mur, l'ombre de fleurs s'agite, 
Comme mon cœur s'agite au soupçon de la venue de mon bien-aimé !                   
 
(tr. Chun-Liang YEH)


» lire la fiche détaillée de l'album "Marée d'amour dans la nuit"